Kafka sur le Rivage

kafka-sur-le-rivageAllez, lançons nous : premiére critique littéraire, attention les yeux…courage, ca ne sera pas long.

Kafka sur le Rivage, Haruki Murakami, 2005.

Oui, j’aime Haruki Murakami, 1 pour me donner un genre, 2 parce qu’il est le traducteur de Scott Fitzgerald et 3 pour ses romans.

Avec Haruki Murakami on sait toujours où on va : un personnage seul avec du temps à perdre (chômage, fugue, etc.) et qui glisse petit à petit dans le fantastique. Ici le jeune Kafka Tamura, 15 ans, qui quitte sa maison pour échapper à la terrible prophétie de son père.

On a beaucoup aimé La Course au Mouton Sauvage, on a beaucoup aimé le gros pavé Les Chroniques de l’oiseau à ressort mais on a pas trop aimé Kafka Sur le Rivage.

En fait on aime pas quand Haruki Murakami fait du Ryu Murakami, avec des personnages violents, des sévices sur des pauvres chats (ouin ouin) des scènes de sexe avec forces détails et des garçons qui couchent avec leur mère ! Bref, le sang et le sexe, pas glop pour un Haruki mais glop glop pour un Ryu.

Un Haruki Murakami ça doit être poétique, lent, ça doit se lire à l’ombre d’un parasol avec un bon thé glacé, ça doit nous faire rêvasser, la brise légère comme sa prose. (Et c’est là que je me trompe, on ne peut pas comparer un potentiel Prix Nobel de Littérature et des livres comme « La prochaine fois que je t’aimerai », « Je serais là pour nous »,  » Et si c’était frais ? »).

Un fois « la porte » ouverte, le personnage principale rejoint ce monde parallèle horrible que j’avais détesté dans La fin Des Temps (un livre que je n’ai jamais pu finir ou que je n’ai jamais pu commencer plutôt).

Bien sur je n’en ai retenu que la surface, je n’ai pas retenu la confluence des genres littéraires, la porté philosophique du récit, le cheminement intérieur du personnage parallèle à son cheminement géographique (fugue) et je n’ai pas apprécié la référence à Œdipe (prédiction du père, relation fils/mère).

Faut pas trop en demander !

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Écrit par : pour Lafabriquerie.fr

2 commentaires

  1. La Fabriquerie
    15 juillet 2009

    Bonjour Bruce,

    J’espére que tu me pardonnera d’avoir censuré ton commentaire ! 😀

    Pour la critique du dernier Musso, je dois t’avouer que tu risque d’attendre encore longtemps !

  2. bruce
    14 juillet 2009

    j’attends la critique assassine du dernier Guillaume Musso, en prenant le métro l’autre jour je lisais son dernier roman par dessus l’épaule de ma voisine de banquette, j’étais effaré de lire une telle prose de *biiip*. De la grande littérature de supermarché, digne de Marc Lévy. Enfin bon, l’Histoire jugera.

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